Colloque des 8 et 9 décembre 2016, Paris

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Cryptographie

Le chiffrement homomorphe constitue-t-il une révolution ?

Vendredi 9 décembre 10h40 - 11h20 / Damien Stehlé

par Laure Thiebault - publié le , mis à jour le

Résumé

Jusque dans les années 2000, le but ultime en terme de chiffrement de données était la non-malléabilité : toute manipulation d’un chiffré d’un message doit aboutir à une chaîne de bits sans sens, dont le déchiffrement donne lieu à une erreur.

Un chiffrement homomorphe permet au contraire d’effectuer des calculs à travers une couche de chiffrement : des calculs peuvent êtres faits sur les messages en clair en ne manipulant que leurs chiffrés. Un cas d’utilisation directe est l’externalisation de calculs auprès d’entités dont on soupçonne qu’elles surveillent les données qu’elles hébergent.

Bien que le concept ait été décrit dans les années 1970, le premier protocole de chiffrement totalement homomorphe, c’est-à-dire permettant d’effectuer n’importe quel calcul, n’a été proposé qu’en 2009, par Craig Gentry. Cette découverte a été une véritable révolution au sein de la communauté cryptographique.

Dans cette intervention, nous décrirons les principes du chiffrement homomorphe et donnerons quelques exemples d’utilisations potentielles. Nous retracerons également les progrès phénoménaux qui ont eu lieu ces quelques dernières années, concernant l’efficacité et la sécurité de cette primitive cryptographique.

Date et horaire

Vendredi 9 décembre 10h40 - 11h20

Intervenant

Damien Stehlé
Professeur à l’ENS de Lyon